MODE DE VIE AU PALEOLITHIQUE SUPERIEUR
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Les chasseurs ont dessiné, peint ou gravé des mammouths et des bisons, des chevaux et des bouquetins sur les parois des cavernes profondes. Ces artistes disposaient d'une palette de couleurs dominée par les rouges, ocres, jaunes, noirs et blancs. Ils utilisaient les charbons de bois comme fusains et savaient fabriquer des pinceaux et des tampons avec des poils d'animaux. Et, derrière ces moyens dont pourraient se contenter les créateurs d'aujourd'hui, reste, inchangée au fil des siècles, la mystérieuse alchimie du talent. |
Leurs moyens matériels étaient loin d'être... primitifs. Ils avaient en effet inventé à peu près tous les moyens graphiques et plastiques que nous utilisons encore aujourd'hui.
Tout comme les églises, chaque caverne ornée a son propre mystère :
| Les chasseurs de bisons se préparent à partir pour la chasse. Ils tiennent conseil devant ce bison, peint sur la paroi. Le chef plaque à trois reprises, au-dessus de l'animal, sa main droite enduite d'argile. Ces trois empreintes posées sur la roche sont un signe de possession. Ce geste servira-t-il à chasser et peut-être à tuer... trois bisons ? |
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Il est évident que certains de ces chasseurs, devenus artistes, prennent plaisir à représenter ces animaux. Mais, à l'origine, leurs oeuvres, même médiocres, avaient un but précis, une raison très profonde : c'était beaucoup plus que des dessins ou des peintures, c'était créer l'animal lui-même, c'était faire un geste utile, vital, de magie créatrice. Ainsi naît un rite.
Dans la grande caverne pyrénéenne de Niaux, des chasseurs admirent les merveilleux bisons exécutés par le "Grand Maître" de la grotte. Saisi d'une brusque inspiration, l'un d'eux prend un pinceau et, d'un trait de noir de manganèse, il dessine une, deux, trois flèches qui "blessent" mortellement l'animal. Ses compagnons applaudissent. Le bison est tué, le gibier est là, prêt au festin. C'est là un nouveau rite : la magie a détruit la bête, qui servira de nourriture.
Sur les parois de Rouffignac, plusieurs mammouths sont représentés : deux pénètrent dans la grotte; deux autres en sortent, accompagnés d'un petit. Celui-ci est "né" dans la caverne : voilà encore un acte de magie.
Devant la frise sculptée des grands chevaux du Cap-Blanc, devant les sculptures féminines de Laussel, dans la vallée de la Beune (Périgord), s'étendent de petites esplanades. On peut très bien imaginer que des discussions, des chants et des danses se déroulaient face à ces frises et à ces sculptures. Le premier "théâtre", avec ses motivations magiques et religieuses, pourrait bien avoir pris naissance au pied de ces falaises.
La grande énigme de la grotte Chauvet : Un crâne d'ours posé sur un rocher
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Le crâne de la Combe d'Arc appartenait à un ours des cavernes. Ce géant, dont la taille dépassait d'un tiers celle de nos ours bruns, a disparu de nos latitudes il y a environ 10 000 ans. On trouve dans la grotte même de nombreuses traces de son passage : griffades, empreintes.... L'apparente mise en évidence de ce vestige est-elle due au hasard ou liée à un culte oublié ? |
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