Mode de vie au Paléolithique moyen

Le Paléolithique moyen correspond à la période où vécut l'homme de Neandertal.
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La silhouette des Néandertaliens est ramassée : ils ne sont pas très grands, mais leur masse corporelle est supérieure à celle de la plupart des hommes actuels. A la robustesse du squelette s'ajoute un puissant système musculaire. Les proportions relatives du tronc et des membres sont celles que l'on rencontre aujourd'hui chez les populations arctiques, tels les Esquimaux : les Néandertaliens étaient adaptés à des environnements froids. |
L'homme de Neandertal couvre tout l'ancien continent. Il est l'homme du Moustérien, le contemporain de l'ours des cavernes, entre 120 000 et 28 000 ans avant J.C. D'abord découvert dans une grotte de la vallée du Neander, prés de DUSSELDORF, en 1857, on l'a retrouvé en Belgique à la Naulette, à Engis et à Spy; en France au Moustier, à la Quina en Charente et à la Chapelle-aux-Saints, prés de BRIVE.
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Répartition de l'homme de Neandertal |
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Des orbites énormes, surmontées d'un gros bourrelet osseux, lui donnent un aspect 'bestial'. Il mérite pourtant une belle réhabilitation, car c'est vraiment un 'homme' qui enterre ses morts et qui pratique déjà des rites de magie.
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L'homme de Neandertal présente une morphologie spécifique. C'est une homme de petite stature, d'environ 1,55 m, mais très robuste, avec un tronc massif et des jambes plutôt courtes : autant de caractères liés à une adaptation à un climat froid. L'attitude était parfaitement redressée. Sa tête était très volumineuse et plusieurs crânes de Néandertaliens avaient une capacité supérieure à celle de l'homme moderne. Mais ce crâne était plus allongé d'avant en arrière, sans être très haut, avec un front fuyant. La face était très développée dans toutes ses dimensions, avec des pommettes effacées cependant, une couverture nasale large, une mandibule massive et robuste, un menton fuyant en arrière. Tout le massif facial était projeté à l'avant. |
Classiquement, les Néandertaliens sont représentés entre 120 000 et 28 000 ans. Comparés à leurs ancêtres Homo errectus, les Néandertaliens exploitent plus efficacement les ressources de leurs milieux. La maîtrise du feu, permet à l'homme de "tropicaliser" son habitat et de survivre durant des périodes climatiques ingrates.
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Les régions d'Europe accessibles à l'homme ont fortement varié au cours du dernier million d'années. Pendant les périodes glaciaires, les glaciers sur les montagnes et la calotte glaciaire du Nord-Ouest européen s'étendent; sur une bonne partie du continent, le sol reste gelé en permanence; le niveau des mers baisse, découvrant de nouveaux territoires le long des côtes; la mer Caspienne s'étend vers le Nord et vers l'Oest, bloquant les communications avec l'Asie. Les population humaines, cantonnées dans quelques zones refuges étaient peu nombreuses et isolées. |
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Les Néandertaliens migrent à plusieurs reprises jusqu'au Moyen-Orient et jusqu'en Asie centrale. Dans ces contrées, ils rencontrent les ancêtres de l'homme de Cro-magnon. Entre 100 000 et 50 000 ans, les nombreuses grottes fouillées en Israël livrent des sites moustériens avec des restes d'hommes de Neandertal (Tabun, Shanidar) et des restes d'hommes anatomiquement modernes (Skhül, Kafzeh). |
Est-ce que ces hommes aux morphologies différents, mais de taille comparable et tous porteurs de cerveau d'un volume supérieur à celui des hommes actuels, partageant le même complexe culturel et pratiquant les mêmes techniques de chasse, ont cohabité ou est-ce que des vagues migratoires successives ont fait fluctuer leurs aires géographiques respectives ? Les réponses à ces questions font l'objet de recherches intenses. Il s'avère cependant que les Néandertaliens et les prédécesseurs des Cro-magnon constituaient deux espèces biologiques et, dans ce cas, il n'y aurait jamais eu de métissage ou d'hybridation. Cependant, les différences morphologiques ne recouvrent aucune différence culturelle notable. Les Néandertaliens, comme leurs contemporains, enterraient leurs morts et, probablement, commençaient à s'adonner à des activités artistiques. A ce titre, on les a rangés dans l'espèce Homo sapiens, une opinion encore soutenue par de nombreux anthropologues.