L'homme préhistorique   

  LE RHINOCEROS LAINEUX

     

 

 

 

     Coelodonta aniquitatis, autrefois nommé Rhinocéros tichorbinus, est très commun dans les gisements du Pléistocène supérieur de toute l'Eurasie. Il est commun non seulement par ses ossements, mais aussi par ses restes de peau, de cornes, retrouvés dans les terrains gelés de Sibérie, ainsi que par les représentations rupestres qu'en ont faites les hommes préhistoriques.

     C'était un animal puissant dont le crâne pouvait atteindre 1 m de long. Deux fortes cornes ornaient son front. Pour soutenir la première, large à la base, la cloison inter nasale était ossifiée. La tête était portée bas, la corne en avant. Les dents, à fût haut et à l'émail recouvert d'une épaisse couche de cément, indiquent qu'il était un mangeur de graminées. Il vivait comme un animal de climat froid, contrairement au rhinocéros de Merck ; il était en fait peu sensible aux variations climatiques. Son corps recouvert d'une toison laineuse est une bonne adaptation au froid, mais on l'a trouvé, aussi, dans un environnement de forêt méditerranéenne.

 

    Il a vécu pendant les deux dernières glaciations, le Riss et le Würm. Il disparaît avec le dernier retrait glaciaire, il y a environ 10 000 ans. L'actuel rhinocéros de Sumatra, avec ses deux cornes, les proportions de son crâne et ses restes de toison est un descendant du rhinocéros laineux.

     Un squelette complet du rhinocéros laineux découvert à Spera-Osso-Gol, en Chine, par Teilhard de Chardin, est exposé dans la Galerie de paléontologie du Muséum, à Paris.

     

Le rhinocéros a été représenté par les artistes préhistoriques de la grotte Chauvet.