ANNEE 2001
Qui est le plus vieil ancêtre de l'homme?
Difficile de répondre. A la fin de l'an 2000, on pouvait désigner sans hésiter Millenium ancestor, un bipède qui se déplace sur ses deux jambes, découvert au Kenya par l'équipe franco-kenyane de Martin Pickford et Brigitte Senut. En fait, ces chercheurs ont mis au jour les restes de six individus, dont un enfant ayant vécu il y a près de 6 millions d'années.
Toutefois, en 2001, Ardipithecus Kadabba ( ancêtre basique de la famille) a fait son apparition grâce aux fouille de Hailé-Sélassié en Ethiopie. Ayant vécu il y a 5,8 à 5,2 millions d'années. Il est certes plus jeune que Millenium ancestor, mais ses découvreurs estiment avoir exhumé notre plus vieil ancêtre direct. Il est évident que les découvreurs de Millenium ancestor ne sont pas de cet avis.
Nos ancêtres du paléolithique étaient en bonne santé.
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Nos ancêtres chasseurs étaient grands, fins et plutôt en bonne santé. L'homme allait découvrir les maladies cardiaques, les cancers, l'obésité et le diabète avec l'arrivée de l'élevage et de l'agriculture.
Voilà la science lancée sur la piste du régime préhistorique. Premier constat, l'homme du paléolithique consommait des produits issus de la cueillette. Les végétaux sont mangés peu après leur cueillette, sans transformation. Les plantes sont alors plus riches en protéines et comportent plus de vitamines et de minéraux. Nos ancêtres du paléolithique devaient recevoir 3 à 10 fois plus de vitamines que l'homme actuel.
A côté des produits de la cueillette, la viande occupe une place importante. Mais la viande du paléolithique n'est pas celle de notre boucher. Il consomme de la viande issue d'animaux sauvages. Cette viande contient peu de graisses.
Dès la fin du paléolithique supérieur, avec l'arrivée des céréales et de l'élevage, apparaissent les premières caries. Comme la part de la viande et des protéines reculent, cette époque est marquée par une nette diminution de la taille moyenne. De nouveaux aliments vont achever le régime préhistorique : sel, sucre, et surtout les laitages.
Les plus anciens outils du nord-est asiatique découverts en chine
Des outils de pierre vieux de plus de 1,3 millions d'années, qui représentent les vestiges d'activité humaine les plus anciens jamais découverts dans une région aussi septentrionale d'Asie orientale, ont été mis au jour en Chine.
Il y a 1,36 million d'années, le site de Xiaohangling, à quelque 150 km à l'ouest de Pékin, était sujet à des accès d'aridification. Pourtant, les humains qui ont fabriqué ces outils sommaires, très vraisemblablement des Homo erectus, avaient déjà atteint un niveau suffisant pour pouvoir résister à ces aléas climatiques.
Les scientifiques ont trouvé des objets faits principalement en silex noir et en roche volcanique, rarement en quartz, quartzite ou grès, comme c'est le cas sur d'autres sites préhistoriques. Il s'agit d'éclats, de lames, y compris de formes clairement identifiables d'outils. L'analyse de la surface des outils montre que le débitage des galets et leur retouche ont été faits à main levée et rarement par percussion directe.
Les outils ont donc été fabriqués au moyen de techniques plutôt simples. En revanche, la présence de nucléus (noyaux) presque cylindriques et de discoïdes ont permis d'en déduire que les artisans de l'aube de l'humanité cherchaient à obtenir des objets à surface plane, ce qui correspond à une technique de taille de pierre plus avancée pour la période que celle qui était connue jusqu'à présent.
Découverte d'un nouveau sanctuaire paléolithique dans le Quercy
Deux cavités recelant des peintures préhistoriques ainsi qu'un gisement aléontologique (vestige d'une présence humaine) vieux de 20 000 à 30 000 ans ont été récemment découverts dans le Quercy à Frayssinet-le-Gélat (Lot).
Les deux cavités de ce sanctuaire paléolithique sont provisoirement dénommées Combe Nègre 1 et 2. Les peintures sont pour l'essentiel constituées de signes ponctués : panneaux de points alignés, nappe de points, grilles... La Combe Nègre 1 contient également une main négative et les profils d'au moins deux herbivores difficiles à identifier.
La comparaison avec les oeuvres de même type en Quercy suggère leur appartenance au paléolithique supérieur, le Gravettien ( 29 000-24 000) ou au plus tard le Solutréen (23 000-18 000).
Découverte paléontologique dans le Périgord
Une nouvelle découverte préhistorique importante, d'ordre paléontologique cette fois, a été faite dans le Périgord, dans un site naturel abritant de nombreux squelettes d'animaux de diverses espèces, sans doute intacts et vieux de 30 à 50 000 ans.
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Animaux du Paléolithique représentés sur les parois des grottes ornées |
D'après les premiers ossements récoltés par un habitant de la région de Brantôme, à l'origine de la découverte, et examinés par des spécialistes, les squelettes d'au moins 5 mammouths, 3 rhinocéros laineux, 3 mégacéros, 5 chevaux, 4 rennes, 9 loups, mais aussi de bisons, de cerfs, d'ours, de lions des cavernes ont déjà été dénombrés dans ce véritable gisement d'espèces animales de la préhistoire.
L'homme de Mungo
L'homme de Mungo, dont les restes vieux de 60 000 ans ont été retrouvés en Australie, a peut-être un ancêtre chinois, une découverte qui bouleverse le savoir sur les origines de l'homme.
Le squelette découvert près du lac Mungo en 1974 dans l'est de l'Australie commence seulement à dévoiler tous ses secrets, dont celui de ses ancêtres chinois. La chine a toujours rejeté la thèse d'une origine de l'humanité moderne en Afrique. La découverte de l'homme de Mungo renforce ses vues.
Les recherches entreprises par une équipe dirigée par l'anthropologue de l'Université nationale d'Australie, Alan Thorne, suggère que les premiers immigrants chinois sont arrivés en Australie il y a 70 000 ans, après être passés par les Philippines et le Timor.
Ils appartenaient à une race grande d'homo sapiens connue sous le nom de Graciles, dont M. Thorne affirme qu'elle possédait un gène spécifique aujourd'hui disparu. L'homme de Mungo était évolué, capable d'utiliser des outils de pierre, d'aiguiser ses lances pour la chasse et la pêche. Son corps était brûlé après sa mort, selon certains rites.
Alan Thorne et son équipe sont persuadés que cet homme est un descendant des "Graciles". Ils sont également convaincus que ces Graciles chinois se sont mélangés 40 000 ans plus tard avec les "Robustes" venus de Java, dont les descendants sont aujourd'hui les aborigènes d'Australie.
L'homme de Neandertal : un cousin éloigné
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Deux chercheurs ont modélisé en trois dimensions les crânes de seize Néandertaliens et d'hommes modernes. Leurs résultats confirment la divergence des deux espèces, survenue il y a environ 600 000 ans.
Finira-t-on jamais d'explorer ce qui nous sépare de Neandertal, cette autre espèce d'homme mystérieusement disparue? Lui, qui, des décennies durant, fut considéré comme un être primitif, un ancêtre mal dégrossi ne méritant qu'une indulgente attention, bénéficie en tout cas, depuis sa réhabilitation au rang d'espèce humaine, des techniques d'exploration scientifique les plus pointues.
Dernière en date : la modélisation par ordinateur de sa variabilité morphométrique. Une méthode récente et sophistiquée qui vient de permettre à deux chercheurs, respectivement anthropologue et informaticien, de visualiser l'évolution du crâne et de la face de Néandertaliens au cours de leur développement.
Les chercheurs ont procédé, à l'aide du scanner et de l'ordinateur à la modélisation en trois dimensions, à une analyse comparative des crânes et des mâchoires inférieures des deux espèces. Les différences morphométriques et les caractéristiques entre Néandertaliens et hommes modernes apparaissent au cours du développement, peut-être même avant la naissance.
Si le crâne et la denture semblent s'élaborer à peu près au même moment pour les deux espèces, leur croissance est toutefois légèrement plus rapide chez Neandertal pour atteindre des volumes plus importants. Ces données, associées à d'autres, suggèrent que les modifications précoces dans le processus de croissance, notamment dans la morphogenèse de la base du crâne, ont joué un rôle essentiel dans l'évolution du crâne des hominidés.